Quelles sont les précautions à prendre concernant la loi Girardin ?

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Le dispositif Girardin, en essentiel

La loi Girardin outre mer continue à séduire certains investisseurs locatifs, dans le domaine de l’immobilier. Cette attraction progressive est générée par son caractère multiforme, sa performance, et ses avantages considérables. Mais malgré cela, en investissant, via ce dispositif, les risques et inconvénients, sont bien réels. Face à cette situation, quelles sont les précautions à prendre, pour y profiter ?

Le dispositif Girardin, en essentiel

La loi Girardin est un dispositif de défiscalisation, qui a comme objectif de dynamiser l’économie des territoires d’outre mer. Pour ce faire, elle se présente sous plusieurs formes. À savoir, la loi Girardin :

  • classique,  qui a été créée pour favoriser les investissements locatifs dans le neuf, en faisant bénéficier les investisseurs des avantages fiscaux, sous certaines conditions ;
  • sociale : ce volet du dispositif encourage, quant à lui, la rénovation, ou la construction de logements sociaux dans les territoires d’outre-mer, pendant 5 ans, le bien acquis doit être loué nu, à usage de résidence principale ;
  • sur les sociétés, elle permet à des entreprises d’acquérir des biens immobiliers neufs, et de favoriser ainsi les investissements immobiliers en Outre-mer ;
  • industrielle : avec ce type d’investissement, le contribuable participe au financement d’un matériel industriel mis en location auprès d’une entreprise en Outre-mer, en contrepartie d’une réduction d’impôts supérieure à son investissement, selon le principe de l’« One-shot ».

Toutes ces formes ont la même finalité, à savoir la réduction d’impôts sur le revenu. Ainsi, elles sont toutes très tentantes, mais, pour réussir, il y a, tout de même, des précautions à prendre.

Les précautions à prendre

 Vu l’éloignement géographique du lieu d’investissement, le suivi par l’investisseur, lui-même, s’avère très difficile, pour ne pas dire impossible. Ainsi, l’investisseur est obligé de passer par un opérateur. Du coup, il est recommandé de recueillir un certain nombre d’informations, concernant ce dernier, qui est en charge du dossier. Il faut, par exemple, veiller à ce qu’il s’assure du bon déroulement des opérations sur le terrain. Dans ce sens, il est conseillé de privilégier les intervenants disposant d’agences locales, et de personnels chargés du suivi toutes les démarches locatives, selon la forme de l’investissement Girardin, cité précédemment.

Pour la Girardin sociale, par exemple, avec un montage bien fait, il est fort possible de défiscaliser plus que le montant de la somme qui a été apporté. Mais il faut faire attention au redressement fiscal, si cela a été mal fait. Si les professionnels impliqués dans la construction des bâtiments font l’objet d’un redressement de la part de l’administration, cela peut mettre en péril tout le budget du ménage.  En effet, le risque principal à éviter, c’est le redressement fiscal. Pendant la durée de conservation du placement, cinq ou six ans, les motifs de redressement sont nombreux, car les conditions à respecter, en loi Girardin, sont plus ou moins complexes. Du coup, le plus sûr pour se précautionner, contre ces risques, parmi d’autres, est de s’appuyer sur les conseils d’une banque, d’un courtier, ou de tout autre organisme spécialisé dans la défiscalisation.

Enfin, dans le DOM-COM, les conditions climatiques sont parfois dangereuses. En effet, durant 5, ou 6 ans, les biens immobiliers, en question, peuvent faire l’objet de détériorations, ou pire, de destructions. D’où l’importance d’un suivi, que ce soit administratif, ou technique, via des spécialistes en la matière.

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